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Lecture : Test Onimusha: Way of the Sword – Une aventure brutale et spectaculaire
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Test

Test Onimusha: Way of the Sword – Une aventure brutale et spectaculaire

Reef
Dernière mise à jour : 11 septembre 2026 10h36
Reef - Fondateur et rédacteur de GameBreak
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29 min de lecture
Test Onimusha: Way of the Sword - Une aventure brutale et spectaculaire
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4.4
Note

Avec Onimusha: Way of the Sword, Capcom ressuscite une licence culte dans une aventure sombre, violente et spectaculaire. Entre combats exigeants, boss mémorables et mise en scène digne du cinéma, ce nouvel épisode marque l’un des grands retours de l’action japonaise.

Avant-propos

Obtention du jeu : Clé presse
Jeu terminé, environ 90 % en mode Normal, le reste en mode Histoire. Le basculement s’est fait pour tenir des délais convenables de publication de ce test.
Nombre d’heure : ~33h
Audio : français

Sommaire
  • Avant-propos
  • Contexte
  • Démarrage
  • World Design
    • Une ville vivante
    • Un univers linéaire mais époustouflant
  • Direction artistique
  • Gameplay
    • Des combats dynamiques
    • Un gameplay qui se complexifie avec le temps
    • Des boss aux mécaniques redoutables
    • Un contenu riche en animation
    • Progression, talents et quêtes annexes
    • Des modes de difficulté bien distincts
    • En bref
  • Narration
    • Le développement narratif des ennemis
    • L’acting proche du cinéma
  • Sound Design
    • Le doublage
    • Les musiques
  • Aspect technique
  • Conclusion

Afin d’éviter tout spoil et de découvrir pleinement le jeu, la démo n’a pas été faite. Nous avons testé Onimusha: Way of the Sword à partir du vendredi 4 septembre, date officielle de son lancement.

Il a été gagnant de l’Award du gameplay à la Gamescom 2026, de quoi s’attendre donc à une vraie claque. Et force est de constater que le jeu a largement répondu à cette attente.

Contexte

L’aventure d’Onimusha: Way of the Sword se déroule dans une version dark fantasy du Japon féodal marquée par les Genma, des créatures de l’enfer.

Un portail permettant de passer du monde terrestre à l’enfer existe. Les Onis sont celles et ceux qui doivent protéger ce portail, mais aussi assurer la protection de la Terre contre les Genma.

Les Genma débarquent à Kyoto à travers des fissures, tandis que du miasme se répand partout. L’environnement est alors corrompu, la ville transformée et un épais brouillard rouge toxique contamine Kyoto et ses habitants. Des samurais tentent, en vain, de leur barrer la route.

Démarrage

Nous incarnons Musashi, un samurai qui ne vit que pour combattre et devenir le meilleur épéiste. L’introduction nous montre un Japon féodale où la famine fait rage. Au milieu de tout ça, Musashi ne reste pas insensible à la détresse autour de lui.

Le samurai finit par se rendre à une école d’épéistes où un premier duel prend place. C’est d’ailleurs là que démarre le premier didacticiel pour apprendre les différentes commandes, mais qu’on comprend aussi toute l’essence de ce jeu. Nous y reviendrons.

Après avoir vaincu le maître épéiste, Musashi se retrouve poursuivi par tous les élèves de l’école. Entre humour et dérision, Musashi paraît certes très fort, mais aussi très immature.

Miyamoto Musashi encerclé par les élèves de l’école d’épéistes dans Onimusha: Way of the Sword
Dès les premières minutes, Onimusha: Way of the Sword présente un Musashi aussi talentueux qu’insolent.

Peu après, alors qu’il est reparti sur la route, il se fait rejoindre par son rival, Genryu. Le combat n’a pas le temps de démarrer que celui-ci se fait brutalement trancher la tête par un Genma derrière lui, et Musashi est à son tour transpercé de toute part par les nombreux ennemis.

Onimusha: Way of the Sword nous met alors en garde dès les premières minutes. Tout peut arriver, ne prenez rien pour acquis.

Sur la route de l’enfer, notre samurai est interpellé par un vieil homme qui lui redonne la vie grâce à un gantelet Oni, mis par la force au bras de Musashi.

Après avoir vaincu les Genma qui s’en étaient pris à lui, une voix, celle qu’on connaîtra sous le nom de Shizune, s’éveille et missionne Musashi de se rendre à un temple pour retrouver un dénommé Takamura.

Une fois sur place, Kyoto et le monde d’Onimusha ne nous laissent pas de marbre.

World Design

Onimusha: Way of the Sword n’est pas un monde ouvert, mais un jeu linéaire avec une zone semi-ouverte : Kyoto. Le reste du jeu se déroule essentiellement à travers différents couloirs. Cela rend parfois l’expérience frustrante, mais propose en contrepartie de sacrés moments de spectacle.

Une ville vivante

Kyoto est particulièrement bien réussie et très bien pensée. Tout d’abord, il y a énormément de ruelles à droite à gauche qui peuvent vite donner la sensation de se perdre. C’est un exploit de réussir une telle prouesse dans une ville qui n’est pourtant pas aussi gigantesque qu’un monde ouvert.

Musashi explore les ruelles de Kyoto dans Onimusha: Way of the Swor
Les ruelles de Kyoto renforce l’atmosphère sombre et immersive d’Onimusha: Way of the Sword.

Certains bâtiments sont explorables à l’intérieur et on se rend compte que Capcom n’a pas lésiné sur les détails. C’est un voyage visuel dans les anciennes maisons traditionnelles japonaises.

Il y a également un peu de verticalité à Kyoto via certaines toitures et les tours de la ville.

Cela peut d’ailleurs rappeler de vieilles sensations que procurait Tenchu Z !

Musashi observe Kyoto depuis un toit dans Onimusha: Way of the Sword
Kyoto offre quelques hauteurs et une atmosphère grisonnante qui renforcent l’immersion.

Kyoto offre donc une certaine liberté et les différentes quêtes annexes vous pousseront à la découverte. En parcourant la ville, vous trouverez aussi différents objets et plantes à ramasser qui vous aideront pour votre aventure. Cependant, le monde n’est pas statique.

C’est probablement l’une des forces de l’exploration : des événements peuvent surgir à tout instant. Des habitants attaqués qu’il faudra aider, des ennemis qui se baladent dans les rues ou encore un Genma qui va vous bondir soudainement dessus durant votre trajet.

Le système de miasme est bien pensé puisqu’une grande partie de la ville est contaminée et sera inaccessible. Bien souvent, le monde vous guide avec un seul chemin possible pour atteindre la source de contamination.

Le world design est d’autant plus brillant ici. Lorsque vous libérez une zone de miasme, non seulement des habitants sortent de chez eux et rendent les rues vivantes, mais nous-mêmes, derrière l’écran, respirons de nouveau.

Ruelle libérée de Kyoto avec ses habitants dans Onimusha: Way of the Sword
La libération des quartiers contaminés transforme Kyoto : les habitants sortent, certains proposent des quêtes, et l’exploration des ruelles devient possible.

Autrement dit, une même zone va nous paraître lugubre, malaisante, morbide… Une fois la source vaincue, elle devient un lieu vivant que l’on a envie d’explorer.

De cette manière, la ville pourra être progressivement libérée et la carte s’agrandira, rendant l’exploration plus vaste.

Aussi, Kyoto a une météo grisonnante, parfois pluvieuse, et dans l’univers dark fantasy d’Onimusha, l’atmosphère fonctionne particulièrement bien. Cependant, on pourra regretter l’absence d’un véritable cycle jour/nuit, qui aurait pu, en plus d’une meilleure immersion, apporter davantage de danger la nuit avec d’autres types de Genma par exemple.

Un univers linéaire mais époustouflant

Le reste du monde est quant à lui beaucoup plus linéaire, mais n’échoue pas à en mettre plein les yeux. Que ce soit le sombre et terrifiant Laboratoire souterrain, le magnifique Mont Oe, la forêt tristement contaminée d’Arashiyama… Il y en aura pour tous les goûts au travers des sept autres zones.

Chacune garde les codes de la dark fantasy, mais certaines offrent des instants de pause pour laisser place à la magie d’un Japon époustouflant, de par ses paysages, mais aussi ses magnifiques structures incroyablement détaillées.

À l’inverse, le Laboratoire souterrain installe une atmosphère malsaine et menaçante tout au long de votre exploration.

Musashi observe des ombres derrière des cloisons dans le laboratoire souterrain d’Onimusha: Way of the Sword
Le laboratoire souterrain utilise les ombres derrière les cloisons pour faire monter la tension. L’ambiance sonore qui les accompagne est également très réussie.

Le chemin vous fera passer par des couloirs où des ombres seront visibles au travers des shōji.

Cette mécanique est très efficace. On entend des choses, des cris, des hurlements, mais on ne fait que discerner des silhouettes.

Autrement dit, l’inquiétude et le stress ne feront que grimper au fil de l’avancée.

D’autre part, l’invasion du miasme est omniprésente et suffisamment dosée pour toujours pouvoir s’imaginer ce que pourrait être ce même monde sans cela. Là encore, le world design sait nous faire ressentir des émotions et même nous donner envie d’éradiquer le miasme de l’univers d’Onimusha: Way of the Sword.

Cependant, il est parfois très frustrant de ne pas pouvoir en explorer davantage. Le couloir, un peu trop rigide, laisse parfois place à de petites zones d’exploration, mais qui ne suffiront pas à satisfaire notre curiosité.

Certaines zones varient aussi le rythme avec des passages proches du jeu de plateforme, où il faut sauter au bon moment, traverser des obstacles ou progresser au milieu d’un véritable champ de bataille. Ces séquences apportent une bonne variété, même si elles restent encadrées par une structure très dirigiste.

Enfin, il y aura également des moments où vous pourrez laisser le katana dans son fourreau, car il y aura quelques énigmes à résoudre. Certaines demanderont à se creuser un peu plus la tête que d’autres, mais on regrettera qu’Onimusha donne des indices importants trop rapidement, laissant peu de place à la recherche. Dans le mode de difficulté Normal, le plus élevé disponible si vous n’avez pas encore terminé le jeu, on pouvait s’attendre à beaucoup moins d’aide sur ces sujets.

Direction artistique

La direction artistique d’Onimusha: Way of the Sword est l’une des grandes réussites de l’expérience. Le jeu propose un univers très sombre, et la DA renforce chacun de ses aspects. Les tas de cadavres que l’on peut voir joncher le sol, ou même les Genma les dévorant, posent perpétuellement une atmosphère particulièrement horrible et très adulte.

Les zones de miasme sont visuellement très réussies, la contamination fait pousser des espèces de branchages et d’arbres couverts de visages horrifiques. A travers l’épais brouillard rouge, la mort et la violence sont omniprésentes, créant un contraste très opposé à celui des quartiers “normaux”. Tout est plus sombre, plus étroit, et il n’y a d’ailleurs que très peu de possibilités d’exploration.

Miyamoto Musashi de dos sur un toit dans Onimusha: Way of the Sword, contemplant un décor sombre d'architecture féodale corrompu par un miasme rouge sang.
Aperçu de l’ambiance sombre et de la direction artistique d’Onimusha: Way of the Sword dans les zones de miasme.

Au delà du monde, Capcom sait y faire quand il s’agit de designer des personnages et de leur donner du caractère.

Notre héros, Miyamoto Musashi, est incarné par le visage de l’excellent Toshiro Mifune. L’acteur, décédé en 1997, avait d’ailleurs joué le rôle de Musashi dans le film Conclusion of Kojiro Sasaki: Duel at Ganryu Island en 1951. Capcom a obtenu l’autorisation de sa famille et a utilisé le moteur RE Engine pour recréer numériquement son apparence.

Toshiro Mifune dans le rôle de Miyamoto Musashi au cinéma
Toshiro Mifune dans le rôle de Musashi
Miyamoto Musashi avec le gantelet Oni dans Onimusha: Way of the Sword
Le visage de Toshiro Mifune donne à Musashi une présence immédiatement marquante.

Le résultat est tout simplement bluffant, aussi bien dans l’apparence que dans l’animation du personnage. Mais nous y reviendrons après.

Chacun des personnages, de par leurs tenues, leur manière de se tenir, de bouger et même de s’exprimer, dégage une aura plus ou moins sympathique et plus ou moins dangereuse. Certains incarneront clairement une folie pure et simple, d’autres une grande sagesse.

Du côté des ennemis, on se retrouve avec un bestiaire varié. Les Genma aux silhouettes différentes, parfois massives, parfois plus difformes, parfois humanoïdes et parfois simplement monstrueuses renforcent l’identité dark fantasy.

On pourra cependant regretter la répétition de certains mini-boss. Bien qu’ils soient un plaisir à combattre, on aurait aimé en voir davantage sur l’imaginaire de l’univers.

Mais finalement, ce qui a été le plus marquant durant le test d’Onimusha: Way of the Sword, ce sont les mises en scène des boss et leur design.

Les boss sont charismatiques à leur manière et deviennent inoubliables. Tout a été soigneusement travaillé, aussi bien dans les expressions faciales et corporelles que dans leur mise en scène d’introduction.

Chaque nouvelle rencontre est une claque de réalisation.

Genryu en est l’un des meilleurs exemples. Sa manière de se déplacer, de garder la main proche du fourreau ou de combattre paraît tout simplement tirée du cinéma japonais. Il sera aussi difficile de ne pas faire de rapprochements avec des gestuelles que l’on a pu voir dans certains mangas. Le rendu est terriblement efficace.

Musashi face à Sasaki Genryu dans Onimusha: Way of the Sword
Genryu impose immédiatement sa présence par sa posture, sa gestuelle et son calme menaçant. Un duel mémorable.

D’autres boss qui sont des Genma monstrueux ne sont pas en reste.

Ils sont tous très imposants avec un design qui leur est propre, cohérent avec l’univers Onimusha: Way of the Sword.

Burai apparaît entouré d’éclairs violets dans Onimusha: Way of the Sword
La scène d’introduction de Burai est une masterclass de réalisation. Le coup de cœur GameBreak de l’aventure.

L’une des surprises de ces boss est le changement visuel entre les différentes phases, à la fois très bien pensé et très bien réalisé. Grâce au miasme, certains deviennent plus développés visuellement, et on comprend assez rapidement les nouvelles difficultés qui nous attendent.

Pour éviter de spoil, nous n’allons pas développer davantage cette partie, mais on est loin d’un simple obstacle technique. Ce sont des événements qui changent totalement l’expérience du jeu, nous laissant mitigé entre envie de vaincre et fasciné devant chaque scène.

Certains joueurs et joueuses pourront peut-être tiquer de rencontrer plusieurs fois certains boss. Mais ils sont justement suffisamment bien réalisés pour ne pas être déçu de les revoir. Cependant, on n’aurait pas refusé d’avoir plus de variété, comme pour les mini-boss.

Par ailleurs, le jeu renforce sa violence lors des combats où les ennemis peuvent se retrouver découpés ou démembrés, laissant place à un spectacle sanguinaire.

Musashi tranche un Genma lors d’un combat dans Onimusha: Way of the Sword
Les Genma peuvent être découpés pendant les combats, renforçant la brutalité visuelle de l’aventure.

Sur le plan du rendu graphique, Onimusha: Way of the Sword n’est pas totalement irréprochable. Certains environnements impressionnent davantage par leur direction artistique que par leurs graphismes bruts, surtout lorsqu’il s’agit de détails secondaires comme les débris et les rochers. En revanche, les personnages, les tenues et les animations faciales bénéficient d’un travail remarquable.

La grande force de cette direction artistique vient aussi du contraste permanent entre la beauté du Japon féodal et l’horreur des Genma et du miasme.

Gameplay

C’est clairement l’élément dans lequel Onimusha: Way of the Sword excelle. Chaque combat semble presque unique tant il y a de possibilités et de manières de se battre. Tout ne repose pas seulement sur la réaction, mais sur la lecture, le placement et l’utilisation intelligente de tout ce qui entoure Musashi. Au centre de tout ça, on retrouve le gantelet Oni qui va gagner en puissance tout au long de l’aventure.

Le système offre toute une panoplie d’actions. On peut repousser, contrer, esquiver, utiliser l’arc, projeter ses adversaires dans l’environnement, les coincer en utilisant le décor ou déclencher différentes techniques liées au gantelet Oni.

Durant votre exploration, vous trouverez des armes Oni. Ces armes permettent de déclencher des techniques dévastatrices sur une ou plusieurs cibles. Mais pour pouvoir les lancer, il faudra remplir le gantelet d’âmes de Genma en les frappant et en les tuant, puis celui-ci se videra de nouveau à chaque utilisation d’une capacité.

Des combats dynamiques

Entrons dans le vif du sujet. Dans Onimusha, il sera très rare de faire face à un seul ennemi. Au contraire, ils seront très souvent en surnombre et ne tarderont pas à vous encercler. À vous de choisir : rester au centre et les repousser, vous rapprocher d’un élément du décor pour vous aider ou tout simplement fuir.

Dès lors que le combat commence, la moindre erreur pourra vous faire subir plusieurs enchaînements des ennemis. Autrement dit, il faudra toujours prêter attention à l’ennemi qui est sur le point d’attaquer pour éviter cela.

Entre protection, esquive et destruction d’armure, il faudra choisir son prochain coup avec parcimonie en fonction du Genma que vous prenez pour cible.

Onimusha: Way of the Sword est très centré sur le timing des attaques, et il faut le dire, ces timings sont chirurgicaux en difficulté Normal.

Musashi croise le fer avec un Genma dans Onimusha: Way of the Sword
Un bon timing peut déclencher un choc de lames, où il faudra rapidement prendre l’ascendant sur l’adversaire.

Le gameplay vous met face à des dilemmes, avec notamment les Issens. Ces attaques doivent être déclenchées au bon moment, au risque de se faire toucher sans pouvoir répondre.

Et si vous vous imaginez qu’il suffit d’envoyer des coups sans réfléchir… Vous sous-estimez les adversaires.

Un gameplay qui se complexifie avec le temps

Bien que le jeu ait été réglé dans la plus grande difficulté proposée, il faut avouer que les premiers affrontements n’offrent pas une grande résistance. Le premier quart du jeu se déroule de manière fluide, et on pourra même reprocher à Onimusha de ne pas nous pousser à utiliser l’ensemble des actions disponibles. Autrement dit, quelques parades et des enchaînements de coups suffisent à, globalement, tout oblitérer.

Aussi, bien que l’on soit encerclé par beaucoup d’ennemis, force est de constater qu’ils n’attaquent pas toujours simultanément. Pour aller plus loin, seul celui qui vous a porté le premier coup réagit vraiment, les autres se contenteront de se protéger comme ils peuvent si vous les attaquez.

Cependant, une fois passé ce morceau, le jeu nous avertit à travers les dialogues que ça va s’intensifier et qu’il faudra être prêt. Et en effet, l’expérience change.

Les ennemis deviennent plus résistants, les packs plus variés, et forceront à alterner entre esquive, parade et tir à l’arc. Au fil de l’aventure, les ennemis seront de plus en plus agressifs et attaqueront réellement à plusieurs, rendant l’expérience beaucoup plus mémorable.

Il deviendra même nécessaire d’analyser l’environnement à la recherche d’éléments utilisables à notre avantage, comme des charrettes que l’on peut pousser sur les ennemis par exemple.

Musashi utilise une charrette contre des Genma dans Onimusha: Way of the Sword
L’environnement peut être utilisé à votre avantage. Autant vous dire qu’ici, ça va être une véritable boucherie.

Par ailleurs, les ennemis ne se contentent pas simplement de se protéger ou d’attaquer. Ils sauront vous surprendre avec des esquives, des contre-attaques et parfois même des prises assez spectaculaires. Le choc des lames offre un véritable spectacle lorsque, à plusieurs reprises, les attaques sont contrées et qu’il faut rapidement trouver l’ouverture pour toucher l’adversaire avant lui.

En bref, le gameplay est très varié et propose énormément d’animations et de façons de se battre, qui ne dépendront pas uniquement de Musashi. Spammer les attaques sans réfléchir ne sera pas une solution.

Des boss aux mécaniques redoutables

Tout le gameplay d’Onimusha: Way of the Sword atteint son paroxysme dès lors qu’il s’agit d’affronter les boss. En réalité, c’est même tout le jeu qui est à son apogée dans ces duels.

Tout d’abord, chaque boss dispose de mécaniques qu’il faudra comprendre et maîtriser pour réussir à le vaincre. Certains demanderont l’utilisation d’armes Oni spécifiques que vous récupérerez et trouverez au fil de votre aventure. D’autres demanderont de jouer principalement sur les esquives, comme Benkei, et parfois les parades devront être effectuées sur certains patterns pour maximiser vos chances de survie.

Par ailleurs, comme expliqué plus haut, les différentes phases changent aussi les boss… Et pas seulement visuellement.

Musashi devra alors adopter une nouvelle stratégie face aux différentes évolutions redoutablement dévastatrices. Les duels s’intensifient et tout devient plus rapide, plus punitif et plus aléatoire. Si les premiers boss ne présentaient pas de réel défi, force est de constater que les suivants ne sont pas du tout du même calibre, surtout en difficulté Normal.

Onimusha: Way of the Sword vous demandera de la concentration et de la réflexion. Il faudra observer les différentes capacités des boss et faire preuve d’ingéniosité pour les empêcher d’agir. Comme par exemple tirer une flèche sur l’arme d’un boss pour la faire exploser. Si sur le papier ça paraît simpliste, la réalité est tout autre.

En effet, entre les différents aspects du combat qui vous demanderont d’esquiver sur les bons timings ou de parer les coups importants, chaque nouvel élément du combat devient une véritable épreuve qui demandera du sang-froid.

Musashi utilise son arc contre Benkei dans Onimusha: Way of the Sword
Face à Benkei, l’arc permet d’interrompre certaines attaques et d’exploiter les ouvertures au bon moment.

Par moments, vous devrez spammer comme un forcené le bouton pour gagner un duel de force pendant que les lames s’entrechoquent. Une fois celui-ci terminé, le prochain coup peut demander un timing chirurgical pour ne pas mourir… Sauf que quand on sort d’un moment où il fallait être rapide, on aura tendance à trop se précipiter et à se faire punir.

Vous l’aurez compris, les boss nous poussent à l’erreur et les nerfs sont mis à rude épreuve !

Imaginez deux minutes si Onimusha: Way of the Sword vous mettait face à plusieurs boss en même temps. On serait clairement au sommet de l’expérience, non ? Je dis ça… je ne dis rien.

Tous les aspects d’un duel sont très bien représentés. Aussi bien d’un point de vue psychologique, avec des entrées de boss fracassantes, que techniquement, où tout se jouera dans la maîtrise, la concentration et la subtilité.

Aussi, durant le combat, des consommables pourront être utilisés pour regagner de la vie ou avoir différents effets bénéfiques. Sauf que durant l’utilisation de ces objets, Musashi sera incapable d’attaquer ou de se défendre pendant quelques secondes. Autrement dit, il faudra être sûr d’être en sécurité avant de vouloir se revitaliser et ne pas se précipiter.

Cependant, ici aussi, le jeu nous tient trop par la main, notamment par le biais de Shizune, une Oni enfermée dans notre gantelet et qui nous parle tout au long de notre aventure. Trop souvent, et trop rapidement, Shizune nous donne des indications bien trop précises sur ce qu’il faut faire pour venir à bout d’un boss.

Dans un mode Histoire, ce n’est pas gênant, voire même logique. Dans un mode Normal, le jeu aurait gagné en intensité en laissant davantage d’autonomie.

Un contenu riche en animation

L’une des grandes forces du gameplay réside dans sa richesse en animations. Pour donner un ordre d’idée, après plus de trente heures, je découvrais encore de nouvelles animations sur des adversaires pourtant rencontrés plusieurs fois durant l’aventure.

Le constat est le même sur les multiples essais contre un même boss, où de nouvelles animations et des dialogues annexes se produisaient. Un enchaînement porté dans le dos ou de face ne produira pas le même résultat. Idem pour les QTE, qui vous laisseront le choix de choisir quelle partie du corps vous voulez viser. Certains endroits infligeront plus de dégâts tandis que d’autres donneront plus d’âmes, et bien entendu, l’animation ne sera pas la même.

Toutes ces animations rendent l’ensemble beaucoup plus dynamique et immersif.

Musashi bloque un Genma dans le décor dans Onimusha: Way of the Sword
Il est possible de coincer un Genma dans l’environnement.

Casser la défense d’un Genma à proximité d’un mur fera en sorte que Musashi l’envoie droit dessus la tête la première.

Idem si vous combattez à proximité d’un élément du décor avec des interstices… Musashi leur bloque tout bonnement la tête dedans.

Le plus impressionnant reste les parades. De dos, de côté ou de face, seul son katana bloquera l’ennemi sans qu’il se tourne nécessairement face à lui, ce qui donne encore plus de réalisme au gameplay.

Musashi pare une attaque dans son dos dans Onimusha: Way of the Sword
Les parades peuvent être déclenchées même depuis des angles inattendus, offrant davantage de fluidité et de crédibilité aux combats.

Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il est dommage que le jeu mette tant de temps avant de jouer sur les attaques simultanées, qui donnent un vrai plaisir visuel quand c’est maîtrisé.

Cependant, on pourra regretter qu’avec une telle richesse, il n’y ait pas plus d’animations pour les exécutions furtives ou encore la possibilité de faire tomber un ennemi d’un toit ou dans le vide lors d’un combat au corps-à-corps.

Progression, talents et quêtes annexes

En parallèle de l’aventure principale, Onimusha: Way of the Sword propose aussi du contenu annexe via des quêtes secondaires. Celles-ci permettent non seulement de gagner des objets et des ressources, mais aussi de se préparer au mieux pour les affrontements les plus difficiles.

Parmi ce contenu, on retrouve notamment des épreuves liées aux pouvoirs des Oni qui permettront de débloquer de nouveaux talents, mais aussi d’en apprendre davantage sur le lore. Une façon de récompenser doublement celles et ceux qui les effectueront.

En mode Normal, il a été nécessaire de faire quelques-unes de ces quêtes pour réussir plus aisément certains boss.

Vous l’aurez donc compris, ce contenu secondaire n’est pas là uniquement pour rallonger l’aventure, il peut avoir un vrai intérêt.

Des modes de difficulté bien distincts

Lors de votre première aventure, Onimusha vous proposera deux difficultés : le mode Histoire et le mode Normal.

Pour ce test d’Onimusha: Way of the Sword, nous avons donc joué en grande majorité en difficulté Normal, et bien qu’une partie du jeu reste très fluide, lorsqu’il s’agit d’affronter les boss, ça devient rapidement un vrai défi. La patience, la répétition et l’application seront de la partie pour continuer l’avancée.

Cependant, pour tenir des délais raisonnables quant à la publication de ce test, la difficulté a été baissée sur la fin du jeu. Étrangement, bien que ce soit frustrant de devoir recommencer plusieurs fois un même boss, cela n’enlevait rien au plaisir qu’Onimusha procure.

Le choix de diminuer la difficulté s’est donc fait naturellement, pour pouvoir finir le jeu dans un délai raisonnable et pouvoir juger ce mode.

Les principales différences se font très vite remarquer. Tout d’abord, tout est beaucoup plus guidé, les différentes actions à effectuer sont clairement affichées, seul le timing sera important. De plus, les ennemis sont moins résistants, moins punitifs et délivrent beaucoup plus d’âmes et de ressources, permettant de les enchaîner avec plus de confort.

Un mode Histoire qui répond donc très bien à une demande de progression fluide, pas trop contraignante et agréable.

Cela dit, vous commencez peut-être à connaître GameBreak… Pour une expérience optimale et profiter pleinement du gameplay proposé par le jeu, Onimusha: Way of the Sword se doit d’être joué en mode Normal !

Enfin, une fois le jeu terminé, vous aurez accès à un nouveau mode de difficulté, le mode Carnage. Tout est dans le nom, et malheureusement pas en faveur de Musashi.

En bref

Onimusha: Way of the Sword, c’est avant tout l’incarnation d’un samurai, et malgré un début simpliste, le jeu révèle rapidement tout son potentiel, qui devient pleinement exploité lors des duels contre les boss.

Ce n’est pas la liberté qui manque dans le gameplay, il faudra cependant analyser les situations pour savoir quel type d’action effectuer en fonction des Genma, de l’environnement et des ressources restantes. Les boss seront de plus en plus exigeants, aussi bien au niveau des timings que sur la rapidité d’exécution. Le rythme ne cesse de changer au cours d’un combat, rendant l’ensemble très dynamique.

En plus d’être agréable manette en main, c’est visuellement impressionnant.

Chaque animation est soignée et pousse le réalisme des combats jusqu’au bout, et il y en a une grande variété.

Musashi affronte Burai dans Onimusha: Way of the Sword
Les animations sont une vraie réussite et sont particulièrement satisfaisantes face aux boss.

Le gameplay à lui seul rend l’expérience extraordinaire. Le boss final saura vous en mettre plein les yeux tout en étant très exigeant pour réussir à en venir à bout. Un duel tout simplement épique pour finir le jeu en beauté.

Par ailleurs, nous avons volontairement omis certains aspects du gameplay afin de préserver le plaisir de la découverte. Onimusha garde encore quelques surprises capables de renforcer son dynamisme et sa puissance.

On notera tout de même que les vrais affrontements où Musashi se fait réellement attaquer par plusieurs ennemis en même temps n’arrivent que dans la seconde moitié du jeu. Par ailleurs, une partie des armes Oni semble moins indispensable que le reste de l’arsenal et pourra facilement passer au second plan selon votre manière de jouer.

Enfin, c’est dommage d’être parfois trop aidé par Shizune lors de certains affrontements, cassant un peu l’intérêt de l’observation ainsi que l’apprentissage par la répétition.

Narration

Dans un jeu d’aventure comme Onimusha: Way of the Sword, la narration est un élément important pour l’immersion et le bon déroulement de l’aventure. Ici, bien que le jeu ne brille pas particulièrement par une narration classique à travers les dialogues, Onimusha utilise l’une de ses forces principales pour faire traverser les émotions : l’expression faciale.

Vivre, c’est souffrir… Tout ce que l’on peut faire, c’est apprendre à apprécier les épreuves.

Ono no Takamura

Au début de l’aventure, Musashi est un samurai solitaire plutôt immature, guidé par la voie du sabre. Dépourvu de famille, celui qui semble être le plus proche de lui est paradoxalement son rival, Genryu.

Durant les premières heures à parcourir Kyoto, à l’instar de Musashi, nous ne comprenons pas grand-chose à tous les enjeux que représentent les Genma, le miasme ou encore les Oni. Nous faisons simplement ce qui doit être fait. Guidé par Takamura, le gardien du portail Oni sur Terre, et Okuni, son élève, Musashi accomplit les missions.

Parallèlement, notre samurai cherche à se débarrasser du gantelet Oni qu’il considère comme impur et contraire à la voie du sabre. C’est d’ailleurs sa principale motivation à combattre les Genma.

Au fil de l’aventure, Musashi va faire face à une première défaite. À partir de ce moment-là, il commence à changer, à se remettre en question, à devenir plus humble mais aussi plus adulte. Sa relation avec Takamura se renforce, à l’instar de la complicité naissante avec Shizune. Cependant, il reste encore très immature avec Okuni, rendant parfois les situations et dialogues assez comiques.

Musashi et Okuni dans une scène narrative d’Onimusha: Way of the Sword
Au contact d’Okuni, Musashi révèle progressivement une facette plus protectrice.

C’est en aidant Okuni dans une quête qui compte pour elle que Musashi changera définitivement. Nous aussi, joueurs et joueuses, allons changer. Parce qu’Onimusha: Way of the Sword, c’est de la dark fantasy… La cruauté est omniprésente, l’injustice aussi, et des thèmes particulièrement graves sont évoqués, comme la violence conjugale.

Sans vraiment trop s’en rendre compte, nous comme Musashi serons totalement impliqués dans la défense de Kyoto. D’ailleurs, plus que jamais, Musashi va devenir de plus en plus protecteur et sera très loin de ce qu’il était au début de l’aventure. Son évolution est logique, progressive et très bien amenée. Le fait que l’on se retrouve nous aussi dans les mêmes conditions au fil des violences auxquelles on assiste rend la narration beaucoup plus immersive.

Le développement narratif des ennemis

Onimusha va plus loin que simplement développer les personnages qui nous accompagnent, le jeu développe aussi les ennemis. Nous ne spoilerons rien de l’aventure, mais c’est très bien réussi.

Genryu, qui est pourtant un rival et même un ennemi, suscite malgré tout de l’empathie, car lui aussi semble totalement dépassé par les événements. Pour d’autres personnages, c’est la folie qui prime, et chaque apparition va immédiatement créer de la tension. L’atmosphère devient soudainement dangereuse sans même qu’ils ne parlent.

Les boss ne sont pas uniquement des méchants qu’il faudra vaincre. La plupart ont un vécu, une histoire, et on peut parfois sourire à l’idée même de les affronter une seconde fois. Le jeu sait également nous donner une haine profonde et l’envie de simplement les renvoyer d’où ils viennent.

C’est d’ailleurs grâce à cela que les multiples rencontres avec certains boss sont beaucoup plus digestes.

L’acting proche du cinéma

Oui, ici on parle bien d’acting, car on dépasse largement la simple représentation graphique d’un personnage. Tout y est, aussi bien l’expression faciale que les gestuelles. Tout est soigneusement pensé, chaque plan et chaque posture parlent d’eux-mêmes. Un simple geste transmet parfois d’horribles messages.

Le jeu vidéo a rarement été aussi proche d’égaler le cinéma. Dans ses meilleurs moments, Onimusha: Way of the Sword donne l’impression de voir un film de samurai prendre vie, manette en main.

Ce qui est le plus frappant, c’est qu’Onimusha transmet énormément d’émotions à travers les visages, que ce soit la colère, la détresse, le bonheur et même le comique !

Dans un univers où personne ne doit flancher et où tout le monde doit rester fort et uni, chaque moment de détresse se démarque et humanise. Alors quand il s’agit de Shizune, la femme enfermée dans un gantelet, qui ne peut s’empêcher de pleurer… Tout prend un autre sens pour nous, mais aussi pour Musashi.

Shizune en larme dans Onimusha: Way of the Sword
Les expressions faciales jouent un rôle essentiel dans la transmission des émotions. L’une des plus grandes réussites d’Onimusha: Way of the Sword.

Les expressions faciales influencent énormément notre ressenti et notre implication dans les différentes problématiques. Un pari réussi avec brio par Capcom.

Sound Design

C’est sans doute ici qu’Onimusha montre quelques faiblesses, et c’est dommage car le jeu comporte pourtant des bandes-son très qualitatives.

Le doublage

Onimusha: Way of the Sword a été testé totalement en français, et nous avons pu profiter des excellents doublages proposés par les différents acteurs. Au-delà de coller simplement aux personnages, les voix apportent davantage de charisme et de profondeur.

Que ce soient les cris de colère, de douleur, de haine, les simples discussions ou le monologue d’un fou, les doublages se sont très bien adaptés aux différentes atmosphères que le jeu cherche à transmettre.

Le jeu est, paradoxalement, rempli de vie, et même les boss sont pleinement incarnés, renforçant l’immersion dans l’univers d’Onimusha.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il y a une incompréhension sur le fait de ne pas avoir doublé les dialogues annexes. Lorsque vous parlez à un personnage sans qu’il y ait d’intérêt majeur, il faudra se contenter de lire le dialogue… Rien de dramatique, mais surprenant compte tenu de la richesse du contenu du jeu.

Les musiques

Si durant les duels contre les boss, les musiques seront de plus en plus épiques au fil de votre avancée, au point de vous faire ressentir l’importance des enjeux, elles sont parfois trop discrètes.

Durant l’exploration de Kyoto, il n’y a pratiquement pas de musique de fond, et bien que cela puisse être compréhensible pour un univers adulte et dramatique comme celui d’Onimusha, ça n’en reste pas moins un outil extrêmement efficace pour l’émotion et l’immersion. Malheureusement, le jeu est trop tranquille durant ses premiers 20 %, et l’absence de musique durant l’exploration n’aide pas à créer un contraste.

Cependant, Capcom se rattrape très bien sur les derniers boss, où Onimusha: Way of the Sword atteint son apogée sonore.

Par ailleurs, la scène d’introduction de Burai est accompagnée d’une musique qui fait précisément ce qu’on attend d’elle… Burai est inoubliable. Petit détail, et pas des moindres : lorsque vous gagnez contre Burai, Capcom délivre le succès “Coup de foudre”. Je refuse de croire que ce soit un hasard.

Aspect technique

Lors de ce test, aucun souci technique, ralentissement ou bug n’a été rencontré. Le jeu a entièrement été testé sur PC, avec la majorité des graphismes réglés en ultra.

Du côté de la gestion de caméra, tout se passe globalement très bien, sauf durant certains affrontements contre des Genma dans des passages très étroits. La lisibilité du combat devient alors difficile. Cela dit, cela ne s’est produit qu’à de rares moments, et ce n’était jamais une situation insurmontable.

Conclusion

Onimusha: Way of the Sword est une immense réussite. Capcom signe une aventure mémorable, riche en émotions et spectaculaire, portée par un gameplay impressionnant. Les boss sont à la fois des murs techniques et font partie des meilleurs moments de l’expérience. Certains d’entre eux sont même marquants tant ils ont été travaillés en profondeur.

Pour autant, tout n’est pas irréprochable. Le jeu peut se révéler frustrant lorsqu’il devient trop linéaire, ne laissant pratiquement aucune place à la liberté et à l’exploration. Aussi, l’expérience aurait gagné en immersion si on était moins guidé dans des moments de réflexion et si la musique était un peu plus présente durant l’aventure.

Certains affrontements reviennent un peu trop souvent, mais les combats sont tellement bien réalisés qu’au final, on ne ressent pas spécialement d’ennui. C’est même parfois le contraire, et on a hâte de rencontrer de nouveau certains boss.

Quelques défauts donc, mais qui ne suffisent pas à faire oublier la puissance de ce que le jeu propose. Grâce à sa mise en scène, son acting, sa violence et son gameplay pensé jusque dans les moindres détails, Capcom offre l’un des meilleurs jeux d’action de ces dernières années.

Note
4.4
World Design 4
Direction artistique 4.5
Graphismes 4.5
Gameplay 4.7
Scénario & Narration 4.6
Sound Design 3.8
Points positifs Un gameplay riche, précis et explosif Des boss charismatiques et mémorables Un acting exceptionnel
Points négatifs Une progression parfois trop linéaire Des mini-boss qui manquent de variété Des musiques trop discrètes en exploration
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Passionné de jeux vidéo depuis plus de 25 ans, j’écris des tests, analyses et dossiers en mettant en avant le ressenti, le gameplay et les intentions derrière chaque jeu. Mon objectif est de comprendre pourquoi une expérience fonctionne mais aussi ce qu’elle cherche à transmettre. Et bien évidemment, tout ça avec un café pas très loin !
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