Parmi les interviews de la journée du 27 août de cette Gamescom 2026, le micro a été donné au studio Raw Power Games.
C’était l’occasion d’en apprendre davantage sur leur titre Chronicles: Medieval… Et bien qu’ils mettent en avant l’authenticité et une expérience unique, j’ai du mal à saisir la différence avec la licence Mount & Blade : Bannerlord.
Qu’est-ce que Chronicles: Medieval ?
Ce sandbox action-RPG se déroule à l’époque médiévale et est prévu pour l’année 2027. Vous prenez le contrôle d’un personnage qui évolue dans ce monde et vous devrez faire des choix, mener des batailles et même faire du commerce pour rassembler une armée.
Vous le devinez, grâce à cette armée, il sera possible de mener des batailles épiques dans la peau d’un commandant. Vous devrez à la fois gérer votre combat, mais aussi prendre des décisions stratégiques pour votre armée en temps réel.
Comme il y est décrit sur la page Steam de Chronicles: Medieval, les batailles seront au coeur du gameplay, mais la liberté autour sera tout aussi massive et importante. Vous façonnez vous même votre aventure.
Une authenticité ? Vraiment ?
Une interview a été accordée aux développeurs de Raw Power Games, et leurs propos m’ont laissé pour le moins très perplexe.
Un très grand point de différence pour nous réside dans notre cadre historique, de 1313 à 1348, qui est vraiment ancré en Europe. Tout est donc aussi authentique historiquement que possible.
Raw Power Games lors de la Gamescom 2026
Et c’est probablement la seule, actuelle, vraie différence avec Mount & Blade II : Bannerlord. Toutes les fonctionnalités présentées dans cette Gamescom sur Chronicles: Medieval n’apportent rien que Bannerlord ne propose déjà.


Les deux sont des RPG sandbox médiévaux, avec une stratégie militaire et un système d’exploration et de diplomatie. En réalité, il sera plus simple d’énoncer ce qui relève d’une “nouveauté” pour Chronicles: Medieval :
- Un système de peur en fonction des manœuvres effectuées.
- La date.
Par ailleurs, ils ont surtout mis en avant l’aspect graphique et artistique du jeu, notamment via un univers médiéval plus coloré et plus réaliste. Oui… Mais, hormis les couleurs, quelle est la différence ?
En effet, il y a bien une amélioration graphique, mais on est loin d’une claque. D’autant plus que nous n’avons pas encore eu réellement de gameplay, mais les captures provenant des pages Steam sont, bien souvent, utilisées pour une mise en valeur du jeu.
Je suis également étonné que Mount & Blade II : Bannerlord n’ait jamais été évoqué lors de cette interview, car il me semble essentiel de comprendre quelle est la vraie différence ou quelle est la nouveauté, mis à part un polish esthétique.


En quoi cela est-il un problème ?
Le problème est que la —très— grosse inspiration ne soit pas assumée, allant jusqu’à faire passer Chronicles: Medieval comme un vrai apport à l’industrie de par son réalisme. Certes, mais ce n’est pas suffisant. Du moins, je n’attends pas que ça d’un jeu vidéo.
Un jeu vidéo, c’est avant tout une expérience. Chaque titre doit apporter son expérience, que ce soit par la narration, par le gameplay, par le world design, ou simplement par le ressenti qu’il procure.
Des jeux peuvent être très similaires avec deux expériences très différentes. L’exemple facile serait Call of Duty et Battlefield qui sont deux FPS de guerre, qui sur le papier proposent la même chose mais dont l’expérience est très différente.
Pour le moment, il n’y a encore eu aucune présentation de gameplay, donc il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais je reste très sceptique.
Je pense vraiment que les jeux doivent rester des expériences originales avant tout, et non pas des espèces de DLC d’un jeu déjà existant présentés dans une nouvelle boîte avec un nouveau titre.
Quel est votre avis sur le sujet ? Pensez-vous que Chronicles: Medieval puisse apporter une vraie plus-value ? Est-ce que Chronicles: Medieval est un plagiat de Bannerlord ?

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