DON’T NOD a confirmé le 4 septembre que son projet de transformation pourrait mener jusqu’à 90 suppressions de postes en France. En cause, des résultats financiers qui ne suffisent plus à couvrir les dépenses du développeur et éditeur français.
Un bilan économique inquiétant
Pour rappel, DON’T NOD est une société française connue pour des jeux comme Life is Strange, Vampyr ou encore Lost Records: Bloom & Rage. Nous avions déjà consacré un article à la situation du studio avant son communiqué du 4 septembre.
C’est confirmé, l’entreprise connaît une baisse de chiffre d’affaires depuis quelques années, et 2026 ne fera malheureusement pas exception.
Le communiqué de DON’T NOD montre une baisse du chiffre d’affaire au premier semestre 2026 de 14%, passant alors à 6,1 M€. L’EBITDA est quant à lui en perte de 4,3 M€. Cependant, le chiffre le plus inquiétant est sans doute celui de la trésorerie. Pour donner une idée plus clair, DON’T NOD est passé de 15,4 M€ en fin 2025 à 8 M€ en fin juillet 2026.
C’est très préoccupant sachant que, selon le communiqué, DON’T NOD est dans l’incertitude concernant la continuité de l’exploitation au-delà du 31 janvier 2027, soit dans quelques mois.

Autrement dit, le rideau pourrait se fermer pour la société française. L’entreprise doit donc prendre des mesures pour sécuriser sa pérennité et baisser ses charges économiques afin de rebondir.
Jusqu’à 90 postes supprimés
Pour faire face à cette crise, DON’T NOD n’a plus vraiment le choix et doit réduire ses coûts. Cela passe malheureusement par les emplois.
Le studio indique que le projet de restructuration pourrait mener jusqu’à la suppression de 90 postes. Toutefois, rien n’est encore acté, c’est envisagé dans le cadre d’une procédure sociale encadrée. Il ne faut cependant pas se voiler la face, le risque que des postes soient supprimés est tout de même très élevé.
Le conseil d’administration a validé le lancement du projet de restructuration et les premières réunions avec les représentants du personnel ont déjà eu lieu. Des négociations sont ouvertes avec le syndicat de l’entreprise.
L’objectif derrière cette transformation est de recentrer son activité en France autour d’une seule ligne de production.
Actuellement, DON’T NOD a deux implantations, une à Paris et l’autre à Montréal. Le studio souhaite concentrer ses ressources sur les projets prioritaires et adapter sa structure à son niveau réel d’activité pour sécuriser au maximum sa longévité.
DON’T NOD n’est d’ailleurs pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, l’industrie traverse une période compliquée, avec de nombreux licenciements, des budgets de production toujours plus élevés et des éditeurs beaucoup plus prudents sur les investissements. Nous avons d’ailleurs traité ces sujets dans des articles concernant Rob Pardo et Bethesda.
Des projets encore en développement
Malgré cette situation, DON’T NOD poursuit plusieurs projets. Le studio cite notamment les ventes de Lost Records: Bloom & Rage, les premiers résultats d’Aphelion, ainsi que les revenus liés à certains accords comme le PlayStation Plus ou le Game Pass.
Le studio travaille également, via ses équipes de Montréal, sur un jeu narratif basé sur une propriété intellectuelle majeure de Netflix. DON’T NOD évoque aussi le projet P14, mais celui-ci reste lié à des questions de financement.
Vous l’aurez compris, le studio français ne manque pas de savoir-faire ni de créativité. L’économie de l’industrie n’est pas au beau fixe, et DON’T NOD en est victime. Tout l’enjeu de leurs différentes prises de décisions est de faire perdurer le studio.
Pour le moment, il reste encore beaucoup d’inconnues, comme le nombre définitif de postes concernés, ou encore la date. Par ailleurs, bien que le studio précise que les projets en cours et ceux à venir continueront leur avancée, il est difficile de mesurer les différentes conséquences que ces licenciements auront.
Une chose est sûre, DON’T NOD continue la bataille et nous lui souhaitons bien évidemment de réussir à sortir la tête de l’eau avec le moins de dommages possible.

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